40 ans du Lycée français de Tananarive

Pour célébrer les 40 ans du Lycée français, la communauté française réunie autour de son ambassadeur a procédé à la plantation d’un baobab, le huitième dans la collection unique du Lycée français. Cette dernière espèce de baobab, provenant d’Australie fait du LFT le seul endroit au monde réunissant l’ensemble des espèces de baobab.

Cette journée a aussi été marquée par la visite du chantier de l’internat et des espaces pédagogiques. L’internat sera opérationnel dès septembre 2012 pour accueillir les nouveaux élèves.

Durant la journée un groupe d’élève a présenté son projet de rendre l’établissement éco responsable, notamment par la préservation d’espèces endémiques, à l’instar des baobabs.

Tout au long de l’année, une série de manifestations a être organisée, couronnée par l’inauguration en avril 2013 des nouveaux établissements pédagogiques.

40 ans du Lycée français de Tananarive
40 ans du Lycée français de Tananarive
40 ans du Lycée français de Tananarive
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40 ans du Lycée français de Tananarive
40 ans du Lycée français de Tananarive
PDF - 1.1 Mo
Dossier Baoabab
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Allocution de l’ambassadeur de France à Madagascar à l’occasion du lancement des 40 ans du Lycée français de Tananarive et de la plantation du 8éme baobab au Lycée français de Tananarive.

Créé en 1972, suite aux événements du mois de mai et à la décision du gouvernement de malgachiser l’enseignement, le LFT a d’abord été installé au petit séminaire d’Ambatoroka, où il est resté jusqu’en 1998.
Ce bâtiment a marqué très fortement les générations d’élèves qui s’y sont succédé : est-ce dû à la vocation première des locaux ? Est-ce dû à l’air du temps ou cela tient-il à la personnalité des équipes pédagogiques ? Est-ce un cocktail de tout cela ? Toujours est-il que, quarante ans après, les jeunes de 1972 parlent de leur lycée avec beaucoup de nostalgie.

Lorsque le site d’Ambatobe a ouvert ses portes en 1998, il a fallu l’habiter, lui donner une âme. Des locaux neufs sont de simples murs, sans caractère, froids et muets. Aussi beaux et aussi prestigieux soient-ils, ils manquent d’humanité et il faut des années pour qu’enfin ils commencent à se doter d’une personnalité. Parmi tous les acteurs de l’établissement qui se sont succédé dans ces murs depuis 1998, nombreux sont ceux ont participé à l’élaboration de cette personnalité : par leurs actions pédagogiques, par les ateliers culturels, notamment, en marge de la vocation première d’enseignement de tout établissement scolaire. Toutes ces activités qui existaient déjà depuis près de vingt ans ont pris un nouveau visage lorsque le site d’Ambatobe a été investi : ateliers théâtre, spectacles musicaux, radio, cinéma d’animation, club archéo, club nature ont été le liant qui a permis aux élèves, aux enseignants et à tous les acteurs de la communauté scolaire de se sentir bien dans leur établissement.
Les quarante ans du LFT vont être l’occasion de faire revivre aux jeunes générations l’époque de leurs aînés mais aussi de leur proposer une ouverture vers l’avenir. Les différentes manifestations prévues durant toute l’année 2012 seront bien sûr focalisées sur les années 70. Il y aura des expositions sur des thèmes très éclectiques comme

- la situation géopolitique de la France et du monde à cette époque ou
- la montée du féminisme, ou encore
- l’immédiat post-68,
- l’art,
- la mode avec les mythiques pattes d’éph et les perruques à la Jackson Five,
- la décoration, et ses sublimes papiers peints orange et marron, aux fleurs psychédéliques ou enfin
- la musique des années 70 sous forme de concerts.
- Dans le cadre du ciné club, le Troisième Oeil, des projections de films ayant marqué cette génération seront proposées aux élèves.
- Ajoutons à cela que, le prix Nobel de la Paix n’ayant pas été décerné en 1972, pourquoi ne pas envisager d’organiser un jury d’élèves qui pourrait élire, quarante ans après, une personnalité marquante de l’année 1972 ? Un homme ou une femme qui, il y a quarante ans, aurait oeuvré pour la paix dans le monde et le respect de l’environnement, puisque cet établissement s’inscrit dans une démarche de développement écologique.
- Peut-être aussi cet anniversaire pourrait-il être l’occasion d’offrir un nom à cet établissement : depuis quarante ans qu’il est le LFT, il serait temps de lui donner un parrain prestigieux qui parachèverait son identité.

Nul doute que toutes ces manifestations satisferont la nostalgie des quinquagénaires, tout en permettant aux jeunes générations de replonger dans un monde sans portable, sans internet, sans facebook et sans wikipedia, plus proche de la préhistoire que de leur univers d’adolescents et de mesurer les progrès effectués en seulement quatre décennies.

Le progrès, justement sera à l’honneur pour clore cette série de manifestations, car, après la commémoration viendra le temps de l’avenir, avec, en 2013, l’inauguration des nouveaux bâtiments pédagogiques et, notamment, du nouveau Centre de Documentation et d’Information, qui sera résolument tourné vers les nouvelles technologies, proposant aux élèves d’effectuer des recherches documentaires en ligne et d’apprendre à exploiter au mieux les ressources numériques mises à leur disposition. La culture ne sera pas oubliée, puisque l’entrée du CDI accueillera un musée virtuel. Mur d’écrans, proposant par exemple la visite virtuelle des plus grands musées, du Louvre au Moma en passant par Orsay ou l’Ermitage, projection d’expositions réalisées par les élèves, sol interactif, tout sera mis en œuvre pour que cet établissement soit résolument tourné vers l’avenir. Car c’est bien là l’ambition du Lycée Français de Tananarive : « transmettre des valeurs essentielles pour construire demain. » C’est en ce sens que la plantation du huitième baobab revêt toute sa signification. Arbres millénaires, mythiques, les baobabs sont, à Madagascar, appelés Rainiala, les parents de la forêt. Ainsi, solidement plantés dans leur terre natale jettent-ils vers le ciel les racines de l’avenir.

l’Epress
La Gazette
Matv

Dernière modification : 24/01/2012

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