Atsinanana - Tamatave

- Conseil régional de Haute Normandie
- Conseil régional de Basse Normandie
- Conseil régional de Rhône Alpes
- Conseil général de la Réunion
- Commune de Meylan
- Commune de St Etienne
- Commune du Port
- Territoires Côte Ouest
- Ong oeuvrant en Atsinanana

I- CONSEIL REGIONAL DE HAUTE NORMANDIE

Le Conseil régional de Haute – Normandie coopère essentiellement avec la région Atsinanana. (Tamatave) depuis 1995. Un premier protocole d’accord est signé en mai 2008, il est renouvelé en avril 2011 à l’occasion de la visite du Vice Président du Conseil Régional.

En avril 2011, la région met à disposition une nouvelle assistante technique, recrutée en appui au développement des programmes de coopération décentralisée de la haute Normandie. Elle partage avec les chargés de mission de la Basse Normandie et de Rhône Alpes les bureaux mis à leur disposition par la région Atsinanana à Tamatave.

Les budgets consacrés à cette coopération sont évalués à 46.000 euros en 2008, 110.000 euros en 2009 et 90.000 euros en 2010.

1- coopération universitaire

Ce volet de la coopération à été développé dès la fin 1999, suite à plusieurs échanges interuniversitaires et à l’accueil par l’Université de Rouen de plusieurs doctorants.

Ce programme permet :
- la formation du Français Langue Etrangère par téléenseignement entre l’Université de Rouen et l’Université de Tamatave
- le renforcement de l’équipe des enseignants de l’Université de Tamatave,
- l’accueil en formation ciblée de cadres malgaches.
- aux étudiants malgaches qui souhaitent poursuivre leurs études de niveau doctorat à l’étranger, de mieux maîtriser leurs connaissances en français,

L’université de Tamatave a conclu un partenariat avec l’Alliance Française, pour développer au sein de l’espace francophone des formations de français et une bibliothèque. Le Laboratoire Pluridisciplinaire de l’université de Tamatave a pour objectif de permettre l’accueil de chercheurs pour travailler sur des problématiques communes de développement local et agricole.

En 2011, le Président de l’Université de Tamatave et le Directeur du département d’études françaises ont exprimé leur souhait pour que la formation FLE reprenne dès la prochaine année universitaire.

Il est proposé de relancer cette formation FLE sur la base d’un cahier des charges revu et corrigé par les deux établissements d’enseignement supérieur.

La relance de cette coopération prévoit :
- de reconduire la formation FLE pour une année test (2011-2012), sur la base d’une nouvelle convention cadre entre les deux établissements précisant les conditions de mise en œuvre du
FLE, les responsables et services concernés par cette action ainsi que les engagements de chacune des parties (ex : sélection sur dossier par l’Université de Rouen – donner aux étudiants malgaches la possibilité de mener à bien leurs études…) ;

- de mettre à disposition de l’Université de Tamatave sur une période définie un enseignant ou élève en master FLE afin de soutenir cette formation ;

- d’inviter l’Université de Tamatave à réaliser une enquête sur le devenir des étudiants ayant suivi la formation FLE jusqu’à ce jour et à quantifier l’impact de leur formation FLE sur leur évolution professionnelle ;

- bien que cela semble actuellement prématuré (pas de budget de fonctionnement), d’inviter l’Université de Tamatave à réfléchir sur la création future d’un département FLE dans son propre établissement (autonomisation).

2- développement rural et agricole : Campus paysan

Développé en 2005 par l’Université de Tamatave, l’ESIPTA (école des ingénieurs en agriculture de Rouen), le programme "Campus Paysan" est un programme intégré, développé à la conjonction de deux réflexions complémentaires : des travaux statistiques et de modélisation relatifs à la minimisation de la quantité de riz manquante à Madagascar d’une part, une réflexion sur les possibles évolutions des pratiques agricoles d’autre part.

Le projet se décline sous deux aspects :

- un volet pédagogique comprenant la mise en place d’une équipe pédagogique et d’une équipe projet, la réalisation de plusieurs ateliers de formation professionnelle en agriculture de niveaux différents, des missions, entre chaque atelier, de suivi et d’évaluation des paysans formés, et enfin l’aménagement d’infrastructures d’accueil des paysans. Le Campus paysan dispense une formation continue agricole à destination des agriculteurs de la Région Atsinanana (40 paysans par promotion) ; le projet met à disposition des paysans formés un fonds de micro-crédit (OTIV). Depuis 2005, 184 paysans ont suivi la formation de base, 83 la formation intermédiaire et 17 le niveau supérieur.

- un volet recherche comprenant la création du Laboratoire Pluridisciplinaire de l’Université de Tamatave (LPT) et la mise en oeuvre de l’Observatoire de la ruralité (dispositif de collecte et de traitement des données sur la paysannerie malgache).

A l’occasion de l’appel à projets DAECT 2007-2010, la région avait obtenu une subvention de 135.000 euros sur ce projet, puis 30.000 euros lors de l’appel à projets DAECT 2010-2012.

A ce jour, en raison d’un démarrage complexe, les deux partenaires partagent le constat qu’il est est nécessaire d’adapter à nouveau les axes du programme aux besoins locaux, en s’appuyant vraisemblablement sur l’expertise du CIRAD.

3- la formation professionnelle – filière bois

Suite à de premiers échanges ponctuels dès 2001, à la demande des artisans du bois de Tamatave, un partenariat a été développé entre le centre de formation des artisans du bois de Tamatave et le pôle bois d’Envermeu.

Cette action a pour but de permettre d’améliorer le niveau de compétence des formateurs et de fait des artisans du bois de Tamatave, de fournir au centre de formation des équipements plus performants et plus économes en énergie, et de répondre à un manque de techniciens qualifiés dans les entreprises locales.

Ce programme de formation repose chaque année sur une ou deux périodes d’accueil en Haute-Normandie de formateurs du Centre de formation des artisans du bois de Tamatave et d’une assistance pédagogique et technique annuelle au centre de Tamatave ( missions de formateurs normands).

Les actions concrètes de cette coopération ont permis :

- l’organisation de cycles de formation en faveur des responsables des ateliers du bois (entretien des outils de coupe, étude des collages, formation en petites séries) et des missions de compagnonnage depuis 2004 ;
- l’accueil en formation de 60 apprentis en formation initiale et de 40 stagiaires en formation ponctuelle, sans compter les ouvriers d’entreprises privées en formations ciblées ;
- l’installation de 15 machines à bois cédées par des lycées professionnels de la Haute Normandie en 2008 ;
- l’acquisition d’un séchoir à bois, inauguré le 29 avril 2011 ;
- l’acquisition d’un stock de bois de qualité ;
- la mise en route d’un atelier d’affûtage, qui est devenu le leader en la matière à Madagascar ;
- la remise en état du système électrique des ateliers, grâce au partenariat de l’ONG « ESF » (Electriciens sans frontières) ;

- la mise à disposition d’un « espace services artisans » offrant aux artisans de Tamatave :
- un approvisionnement en bois sec de qualité,
- une fourniture de matériels et de documentations techniques spécialisées,
- la possibilité d’utiliser les machines du centre et de bénéficier de soutiens et de conseils techniques.

En outre, le centre s’est engagé dans le reboisement de deux parcelles dont il est propriétaire. 54 ha ont été acquis en 2005 et reboisés. 20 ha supplémentaires ont récemment été ajoutés à ce patrimoine foncier.

Par ailleurs, le centre développe un projet de conservation naturelle et de gestion forestière d’une forêt de 900 ha située sur la RN 5 à 43 km de Tamatave en direction de Foulpointe. Cette forêt de par sa situation stratégique (proche de Foulpointe – Fénérive et Sainte-Marie) est très convoitée, sa partie littorale étant très riche en biodiversité.
A la demande du CCS, en partenariat avec l’Université de Tamatave, et après réalisation et analyse d’un diagnostic de l’existant, un plan de d’aménagement de la Forêt d’Antetezana est actuellement en cours d’élaboration.
L’objectif général du projet vise à la mise en place d’un plan d’aménagement qui veillera à la protection, à la conservation et à la valorisation des espèces végétales et animales de la forêt d’Antetezana.

Le comité de pilotage du projet mis en place depuis environ deux ans prévoit de statuer sur le plan d’aménagement vers la fin juillet 2011 pour une mise en oeuvre dès octobre 2011.
Ce comité de pilotage, est actuellement composé de la Direction interrégionale des forêts, de l’environnement et du tourisme, de l’Université de Tamatave (GRENE), et du CCS. Les services de la Région Atsinanana se disent prêts à rejoindre le comité de pilotage de ce projet qui a retenu leur attention.

La mise en œuvre d’un tel programme de conservation du patrimoine biologique et de gestion forestière ne peut se faire sans l’implication de toutes les potentialités humaines locales. Un développement économique durable de ce programme requiert obligatoirement la participation active des populations locales à la gestion des ressources naturelles. Aussi une approche participative favorisant une implication réelle des populations est prévue. De même que des partenariats sont envisagés avec sur place l’association Madagascar National Parks, ainsi qu’avec les représentants des coopérations Basse-Normandie (gouvernance du parc naturel du Cotentin – aires protégées) et Rhône-Alpes (écotourisme), et en France avec le Conservatoire des sites naturels de Haute Normandie ou tout autre organisme expérimenté dans la valorisation et la gestion des sites naturels.

Dans un premier temps, la participation de la Région à un tel projet portera sur un soutien au volet gestion forestière dont la mise en œuvre sera réalisée par le CCS.

Le centre envisage à court terme de créer un atelier de formation aux métiers de l’électricité, en bénéficiant du savoir-faire de l’ONG « ESF », qui a déjà œuvré avec le centre.

L’association Energies Santé Formation Normandie, anciennement Electriciens sans Frontières Haute-Normandie est intervenue en 2008, à la demande de la Région Haute-Normandie, afin d’effectuer l’expertise et la mise en conformité des installations électriques des ateliers du Centre Culturel et Social de Tamatave en prévision de l’installation de 14 machines outils et d’un séchoir à bois.

A cette occasion force était de constater une méconnaissance, par les responsables et le personnel du CCS, de la dangerosité des installations existantes, une absence de personnels formés en électricité ainsi qu’une surconsommation importante en énergie (évaluée à plus de 25% par rapport aux besoins réels, du fait de la non-conformité des installations).

Un travail de réflexion conjoint sur l’opportunité de la mise en place d’une formation en électricité au sein du CCS a donc été mené par l’association Energies Santé Formation et le CCS. Ce travail a abouti à la présentation auprès des opérateurs locaux, dont la Direction Interrégionale de l’enseignement technique malgache, d’un projet de formation en électricité qui à terme serait en mesure de s’autofinancer.

La mise en œuvre de cette formation spécifique en électricité requiert la participation de plusieurs acteurs locaux tels : la Région Atsinanana, le CCS, la CCI de Tamatave, la Direction de l’enseignement technique, les entreprises du bassin d’emploi de Tamatave. La gestion administrative et financière de cette nouvelle formation relève des compétences du CCS (en partenariat avec ESF).

Dès le début de l’année 2012, il est envisagé d’opérer le recrutement des futurs apprentis sur la base de critères prédéfinis (concernant la formation initiale en alternance, la Région Atsinanana invite au recrutement de jeunes issus de milieux modestes dans les 7 districts de la Région), l’attribution, par la Région Atsinanana, d’une bourse régionale aux jeunes les plus défavorisés, un soutien à une formation en internat pour les élèves éloignés et une dotation en équipement spécifique, et enfin la demande, auprès de la Direction régionale de l’enseignement technique, d’habilitation et de reconnaissance d’une formation Pro-Elec de type CAP sur deux ans.

Le centre a créé à ce jour 32 emplois directs ; 14 artisans se sont installés grâce au centre. On estime actuellement à 500 le nombre de personnes qui vivent directement ou indirectement du centre.

II- CONSEIL REGIONAL DE BASSE NORMANDIE

La coopération entre la Basse-Normandie et la région Atsinanana a débuté en 2006 par un protocole d’intention, concrétisé en 2008 par un accord de coopération.

Une coopération entre les deux régions normandes et la région Atsinanana s’est achevée en 2010, alors que la Basse-Normandie validait avec un autre partenaire, la région Rhône Alpes, un programme triennal, toujours avec la région Atsinanana.

Le représentant de la Basse Normandie est installé à la « Maison de la coopération décentralisée » à Tamatave, mise à disposition des représentants des coopérations décentralisées par le chef de région. (Rhône Alpes , Basse Normandie, Le Port, notamment).

Les objectifs de cette coopération sont de :

- renforcer les compétences de la région Atsinanana en matière de gouvernance ;
- permettre à la région de se doter d’un cadre de concertation pour soutenir son développemnt local ;
- mettre en œuvre les projets retenus en commun ;
- promouvoir d’une manière générale les échanges entre les deux partenaires ;
- appuyer les politiques agricoles et touristiques.

Les projets mis en œuvre :

1- l’appui institutionnel à la région, qui a fait l’objet de plusieurs subventions de la part du MAEE

2- La création du CEFTAR (centre de formation des techniciens animateurs ruraux de Tamatave ;

En lien avec le réseau des Maisons Familiales Rurales (MFR), cette création a été facilitée par la mise à disposition de bâtiments par le Ministère de l’Agriculture. L’ONG « AVSF » (agronomes et vétérinaires sans frontières) a également participé à la création du CEFTAR.

Ce centre vise la formation de professionnels maîtrisant le milieu rural. C’est une formation qualifiante, en alternance de 10 mois, de 25 personnes par session en pension complète.

La première promotion d’élèves est entrée en mars 2010, et l’inauguration a eu lieu le 21 mai 2010. Il a parmi ses partenaires l’ONG malgache SAF FJKM, quia une grande connaissance des groupes sociaux et des pratiques culturelles locales.

3- Le projet piscicole (station piscicole d’Ivoloïna) ;

Le projet piscicole d’Ivoloïna est porté par l’APDRA-F (association pisciculture et développement rural en Afrique) pour le compte de la direction des Pêches du Ministère de l’Agriculture. Un appui technique supplémentaire est fourni par le CITE.

Le but de ce projet est de produire des alevins et de les faire grossir afin de les vendre en état d’ensemencement. La pisciculture a un grand avenir devant elle à Madagascar, compte tenu du fait que les malgaches consomment plus de poissons que de viande et que les ressources halieutiques naturelles s’épuisent progressivement.

L’appui à l’installation extensive des piscicultures suit un programme triennal 2010-2013 dirigé par des experts français et ivoiriens de l’APDRA-F. La technique utilisée consiste à généraliser le type d’exploitation appelé « étang-barrage », déjà développé en Afrique Noire.

La station cherche aussi à repeupler le canal des Pangalanes avec des espèces endémiques.

4- l’inventaire du patrimoine bâti de Tamatave ;

Il s’agit d’un projet d’inventaire, porté par les régions Basse Normandie et Rhône Alpes ;

- 5- le développement du maraîchage ;

Un plan d’action triennal a été engagé entre les régions Basse Normandie et Rhône Alpes pour 2010-2012, qui a reçu un appui financier du MAEE.

III- CONSEIL REGIONAL RHONE ALPES

Un premier protocole d’accord a été signé en décembre 2003 ; il a ensuite été complété par une convention de coopération en juillet 2005. La dernière convention date de janvier 2009, qui renouvelle le partenariat pour 2009-2011.

Depuis 2005, la région Rhône-Alpes travaille à l’appui des Associations de Solidarités Internationales de son territoire dans la région Atsinanana : Manaode, AVSF, Tétraktys, Handicap international, GREF, etc. Entre 2005 et 2008, une douzaine d’associations, agissant sur l’ensemble de la Province de Tamatave, ont été financées par le Conseil Régional Rhône Alpes. En outre, une coopération étroite est entretenue avec la MITRA (mission ingéniérie et tourisme) de Rhône Alpes ; d’autres acteurs transversaux sont sollicités, comme RESACOOP (formation et conseil aux ong)

Depuis 2008, une représentante de la Région est en poste à Tamatave pour suivre et animer la coopération entre les 2 Régions. Elle siège dans la « Maison de la coopération décentralisée », mise à disposition par la région Atsinanana.

Depuis novembre 2009, 1 salariée portée par l’Association Trans Mad’Développement est en poste à mi temps pour coordonner la coopération entre les 2 Régions. En mars 2010, la volontaire a été contractualisée à plein temps sur la coopération inter-régionale.

La région Atsinanana est le terrain de coopération de la Basse Normandie et de Rhône Alpes, qui ont présenté un dossier commun à l’occasion de l’appel à projet MAEE 2010-2012. Le projet, axé sur la gouvernance, a été retenu par le MAEE, une subvention de 300.000 euros a été accordée.

La coopération entre Rhône Alpes et Atsinanana prend les formes suivantes :

1- appui institutionnel et formation des cadres de l’Atsinanana avec le CIEDEL (centre international d’études pour le développement local de l’Université catholique de Lyon) ;

2- inventaire du patrimoine en région Atsinanana : en lien étroit avec la région Basse-Normandie et la ville du Port, il s’agit de la mise en œuvre d’un inventaire du patrimoine bâti de la ville de Tamatave ;

3- appui aux recherches de débouchés dans le secteur du commerce équitable ;
La région appuie financièrement des opérateurs régionaux :
- AFDI Rhône Alpes, qui rassemble des producteurs mobilisés sur les enjeux de la coopération Nord-Sud, membre du réseau RESAGRI ;
- AVSF (agronomes et vétérinaires sans frontières), qui cherche à développer les filières maraîchage et aviculture ;
- Manaode : développement d’une sucrerie dans la commune rurale de Fanandrana :
Ce projet est porté par l’ONG « Manaode » : il intéresse 14 groupements de producteurs, représentant 250 producteurs de canne à sucre, de vanille, de miel et de confitures. La sucrerie produit 50 tonnes de sucre de canne certifié bio. L’usine emploie 14 ouvriers et reçoit des commandes qu’elle ne peut encore toutes satisfaire, d’environ 80 tonnes par an.

4- Développement éco touristique sur le canal des Pangalanes ;
La région a inauguré le 26 septembre 2010 un écolodge « les orchidées d’Andranokoditra » au bord du lac des pangalanes ; il s’agit d’un programme de développement touristique soutenu par la région et porté par l’ONG « Tetraktys ».

5-Autres initiatives régionales :
. le CHU de St Etienne coopère avec le CHR de Tamatave ;
.le LEPT de Thonon les Bains et l(Université de Lyon II exercent une activité de formation dans le secteur du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration.
.le GREF (groupement des retraités enseignants de français) est appuyé par la région pour dispenser des cours de français aux personnels administratifs de la région Atsinanana.

IV- LE CONSEIL GENERAL DE LA REUNION

- partenariat entre le Conseil Général et Tamatave en matière de protection civile (corps de sapeurs pompiers via le SDIS, axé sur la formation professionnelle et la fourniture de matériels.

V- COMMUNE DE MEYLAN

Meylan cherche depuis 2010 à développer un programme d’appui institutionnel propice à la mise en œuvre d’actions conjointes avec la commune de Foulpointe.
A ce jour, le portage des projets de la commune sont assurés par « Aide médicale et développment » et « Véolia eau ».

VI- COMMUNE DE ST ETIENNE (42)

En octobre 2010, une mission d’Epipactis a fait part du souhait de St Etienne de relancer sa coopération avec Tamatave sur le thème de l’eau et de l’assainissement en direction du CHU et des quartiers environnants. Il s’agit en premier lieu de définir les besoins en eau de la commune.

VII COMMUNE DU PORT (La Réunion)

La ville du Port mène depuis 1994 un programme de coopération décentralisée avec la ville de Tamatave. La proximité géographique et culturelle est à l’origine de ce partenariat. Durant ces 15 dernières années, de nombreuses actions ont été menées, en termes d’échanges culturels, et éducatifs, d’appuis institutionnels et économiques. En juillet 2010, une délégation de Tamatave s’est rendue à la Réunion dans le cadre de « la première rencontre régionale villes Internet Océan Indien ». A cette occasion, ont été identifiés les besoins en formation sur l’application des NTIC dans l’administration communale à Tamatave.

La convention 2008-2011 a axé les projets autour des thèmes suivants :

- Développement durable, renforcement institutionnel et gouvernance ;
- développement économique ;
- Echanges culturels ;
- Santé

Le MAEE a appuyé les initiatives de cette coopération décentralisée à deux reprises :
- 15 000 euros accordés à l’occasion de l’appel à projet 2009 (développement durable)
- 150.000 euros accordés à l’occasion de l’appel à projets 2010-2012 (gouvernance)

a- développement durable, renforcement institutionnel et gouvernance ;

L’objectif essentiel est de contribuer à une bonne politique d’aménagement de la ville de Tamatave dans un souci de développement durable.
Dans un premier temps, une expertise a été réalisée sur les souhaits des partenaires. Dans un second temps, un projet pluriannuel de planification urbaine et de gestion du territoire a été rédigé.
Le programme 2010-2012 a été engagé avec une composante –urbanisme/aménagement- basée sur des actions socio-éducatives (chantiers de jeunes) autour de projets de réhabilitation et d’aménagement urbain à Tamatave.

Une assistance technique est mobilisée à cet effet depuis mars 2011, qui appuie le projet de « diagnostic d’aménagement du territoire à Tamatave ».
Ce projet se décline en 4 actions successives, en cours de réalisation en 2011 :
- missions d’études et d’expertises par les partenaires ;
- accueil en formation de 2 agents de Tamatave au Port ;
- organisation d’un séminaire sur l’intercommunalité et la planification urbaine ;
- mission externalisée d’expertise pour l’élaboration finale du « diagnostic d’aménagement du territoire de Tamatave ».

Cette action se fait en collaboration avec la communauté de communes TCO (territoires Côte Ouest) et la DEAL (direction de l’environnement et de l’aménagement du territoire) de la Réunion.

Par ailleurs, en collaboration avec le SDIS de la Réunion, le projet consiste à réhabiliter la caserne des pompiers de la ville (réhabilitation du bâtiment grâce à un chantiers jeunes, équipements, formations).
Enfin, le Port contribue à renforcer l’informatisation des services administratifs de la mairie de Tamatave.

b- appui au développement économique :

La commune du Port appuie Tamatave dans la réalisation de sa seconde foire économique. L’objectif est de renforcer les liens entre les entreprises et de promouvoir les opérateurs de la région Atsinanana.

c-échanges culturels

Echanges culturels et artistiques : cette action est en cours depuis 2008.

Le projet s’articule autour d’événements tels que résidences d’artistes, concerts croisés, appui à la mise en place d’un centre d’enseignement artistique et culturel, échanges entre médiathèques.

Un conteneur de livres de la Médiathèque du Port a été adressé à l’Alliance Française de Tamatave. Des formations d’enseignants de musique ont été dispensées via l’association réunionnaise « Village Titan ».

d- Santé

Entre 2000 et 2008, une action de prévention a été mise en œuvre en matière de pandémies, de diabète, d’insuffisance rénale, de VIH, en partenariat avec la Croix Rouge Malgache.

VIII- TERRITOIRES COTE OUEST (La Réunion)

L’association de communes « TCO » cherche à nouer un partenariat avec une ou plusieurs collectivités malgaches depuis 2008 :

Les axes choisis sont désormais :

- l’aménagement du territoire
- l’appui aux techniques de planification
- les appuis financiers/techniques et institutionnels

TCO a ainsi contribué à cofinancer les activités de la ville du Port avec Tamatave et de la Possession avec Antanifotsy .

IX- ONG ET ASSOCIATIONS OEUVRANT OU AYANT ŒUVRE EN ATSINANANA

- AFDI
- Aide médicale et développement
- AVSF (agronomes et vétérinaires sans frontières)
- Fondation Véolia
- GREF
- GRET
- Handicap International
- Marins sans frontières
- SOS Villages d’enfants

Dernière modification : 03/11/2011

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