Conférence internationale « Agroecology for Africa - AfA 2014 » du 3 au 7 novembre 2014

La France a soutenu l’organisation de la conférence internationale "Agroecology for Africa" qui s’est tenue à l’hôtel Panorama, Antananarivo, du 3 au 7 novembre 2014.

L’Université d’Antananarivo (Laboratoire des Radio-Isotopes), le FOFIFA (Centre National de Recherche appliquée au Développement Rural), l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et le CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement ont organisé une conférence internationale intitulée « Agroecology for Africa - AfA 2014 » sous le haut patronage du Ministère de l’agriculture et du développement rural et du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Cette manifestation a été financée principalement par Agropolis international mais a également reçu des soutiens de l’IRD, du CIRAD, du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC), via le FSP-PARRUR, de l’’IFM, du Réseau CASA (PARRAF), du projet ABACO et du Groupement des Professionnels de l’Agroécologie de Madagascar (GSDM).

Pendant trois jours, de nombreux spécialistes de Madagascar, du Burkina Faso, du Sénégal, du Benin, de Côte d’Ivoire, du Ghana, d’Ethiopie, du Zimbabwe et de France ont présenté leur expérience de l’agroécologie depuis l’étude des processus écologiques du sol sur lesquels elle se base jusqu’à sa mise en œuvre sur le plan technique, économique et sociétal. Un public dynamique et divers, composé de chercheurs, de représentants d’ONG, de promoteurs techniques, d’autorités nationales compétentes et d’étudiant(e)s a rehaussé l’intérêt de l’atelier. Un quatrième jour, organisé par le GSDM, a été réservé à des visites d’exploitations agricoles dans la région de l’Itasy et d’un « training center » du FJKM à Ambanitsena. Trois projets autour de l’agroécologie (FABATROPIMED, CARSOM PEERS – CARBONE PARRUR et PARMI) ont organisé leur réunions le cinquième jour sous forme de « side events » du congrès.

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Cette conférence a permis de dresser plusieurs constats. Le premier est l’importance de l’innovation en agroécologie dans les pays du Sud. Ces innovations viennent principalement des agriculteurs eux-mêmes qui n’hésitent pas à adapter les pratiques agroécologiques apprises par ailleurs en fonction de leurs attentes ou de leurs contraintes. Le deuxième souligne l’importance de la Recherche-innovation dans le domaine de l’agroécologie pour avancer dans la compréhension des processus écologiques (rôle de la biodiversité et des interactions entre les différents organismes) dans les services de production et de régulation fournis par les sols. Enfin, le troisième constat est que la diffusion des pratiques agroécologiques semble beaucoup plus efficace par des petits projets de co-construction entre chercheurs, agronomes, ONG et utilisateurs, plutôt que par des gros projets de développement dans lesquels il est inculqué aux utilisateurs des principes rigides qu’ils ne suivront plus après arrêt du projet et la fin de l’encadrement technique. L’un des principaux points dégagés lors de la réunion concerne l’importance d’intensifier la formation à l’agroécologie, que ce soit vers les étudiants des écoles d’agriculture ou vers les techniciens agricoles chargés de diffuser ces connaissances.

Grâce aux concours des participants, un ouvrage en anglais est en cours de rédaction afin de faire un état des lieux des pratiques et des réflexions sur l’agroécologie en Afrique. La réussite de cette conférence a amené l’assistance à l’envisager comme la première d’une longue série, et les institutions du Burkina Faso et de Côte d’Ivoire qui y ont participé, ont exprimé leur souhait d’organiser la prochaine rencontre AfA dans 2 ans.

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Visite de terrain

Dernière modification : 28/11/2014

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