Exposition des Portes Swahili à l’IFM (05.03.2012)

Discours prononcé par l’Ambassadeur de France à Madagascar à l’occasion de l’exposition des Portes Swahili, le lundi 5 mars à 18 heures à l’Institut français de Madagascar

Madame la représentante de l’Institut de recherche et de développement à Madagascar, M. le Directeur de l’Institut français de Madagascar,
M. le Délégué général de l’Alliance française,
Honorables invités,

Chers amis,

C’est un plaisir et un honneur pour notre ambassade, à travers l’Institut français de Madagascar, d’être associé à un projet qui prit corps il y a de cela près de 5 ans au Kenya et d’offrir au public malgache l’exposition « portes swahilies, les influences croisées au travers des rives de l’Océan Indien ».

C’est à l’occasion d’une exposition sur les portes swahilies à l’alliance française de Mombasa en 2007 que s’est produite la rencontre entre autorités culturelles kenyanes et chercheurs de l’IRD qui a donné vie à celle que nous avons la chance d’accueillir aujourd’hui : exposition dont l’itinérance a débuté en 2008 avec la remise officielle de la collection de portes miniatures au National Museums of Kenya, pour se poursuivre en 2009 à Nairobi (festival worlds of the Indian Ocean) puis à Mayotte et à La Réunion en 2011 (médiathèque Leconte de Lisle Saint Paul). Et il convient aussi de souligner que c’est la présence de M. H d’Zao à l’exposition de 2007 à l’Alliance française de Mombasa qui contribuera à ce que ce projet prenne corps.

Monsieur le délégué général de l’Alliance française, cher Jean-Michel, vous étiez à ce moment directeur de l’alliance française de Nairobi et donc à l’origine d’un projet porté par l’IRD et les responsables du National Museums du Kenya.

Je souhaiterais rappeler ici que cette exposition fait écho, comme un miroir, à celle organisée en 2006 au musée Akiba de Majunga. Par Mme B Ramarivosoa et Monsieur H d’Zao et qui était consacrée à ce patrimoine oublié à travers la redécouverte des anciennes cités de Majunga et de Mavovody.

Il n’est d’ailleurs pas étonnant que les acteurs aient été divers dans un projet qui témoigne de l’extraordinaire richesse patrimoniales d’un espace où le croisement des influences, la richesse des diversités, l’enrichissement né des itinérances et influences croisées ont contribué à la production de mobiliers vernaculaires qui sont de véritables chef d’œuvres.

Il est bien que cette exposition puisse être offerte au public malgache car elle est le reflet d’un patrimoine qui est aussi celui de la Grande Ile aux rives de l’Océan Indien t du canal du Mozambique. Les héritages sont ici d’une richesse et d’une diversité qu’il n’est pas inutile de rappeler.

Le fait que cette exposition prenne place à l’IFM et dans le réseau des alliances reflète une priorité de la coopération française : celle de défendre la diversité culturelle, la reconnaissance des héritages, la richesse née des échanges et des influences croisées. En cela, cette exposition est aussi une leçon d’histoire, une leçon pour l’avenir, le rappel du respect que doivent inspirer les civilisations dans leurs diversités.

Voici cette exposition à Tananarive en ce 5 mars 2012 ; grâce à la coopération heureuse entre l’IRD et l’IFM et le réseau des alliances.

Mais aussi, et je m’en félicite, cette exposition va circuler dans les grandes salles de Madagascar grâce au réseau des alliances : Diego Suarez (du 1er au 15 avril), Nosy Be (du 23 avril au 6 mai), Majunga (du 14 au 27 mai), Tulear (du 4 au 17 juin).

Madame la directrice, Monsieur le directeur, Monsieur le délégué, pour avoir permis que cette exposition prenne place ce soir et soit présentée à Madagascar dans les semaines à venir, je vous remercie.

Dernière modification : 07/03/2012

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