GRIPPE A/H1N1 - Campagne de vaccination 2009-2010

CAMPAGNE DE VACCINATION 2009/2010

Une campagne de vaccination volontaire et gratuite contre la grippe A/H1N1 sera organisée à compter du 14 décembre 2009, au bénéfice :

- de l’ensemble des élèves des établissements scolaires relevant de l’Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger,
- des Français résidents âgés de plus de 6 mois,
- des personnes ayant un lien contractuel avec l’Etat français.

Dans un premier temps, cette campagne concernera les élèves des établissements de la capitale et les personnes à risque. Elle sera coordonnée par les médecins du Centre Médico Social (CMS) du Consulat général de France et les chefs d’établissement. Pour les Français résidant à Tananarive, le centre de vaccination principal sera implanté à la résidence "Les Charmilles" - quartier IVANDRY. Les personnes à risque seront contactées par le CMS pour être vaccinées en priorité.

Tout enfant mineur souhaitant être vacciné devra obtenir au préalable le consentement de ses parents (fiche médicale individuelle d’un mineur).

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FICHE MEDICALE INDIVIDUELLE MINEUR
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Les personnes majeures concernées par cette campagne de vaccination devront pour leur part présenter une fiche médicale pour adulte, ou pour adulte sous tutelle.

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FICHE MEDICALE INDIVIDUELLE ADULTE
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FICHE MEDICALE INDIVIDUELLE MAJEUR SOUS TUTELLE
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Ces fiches médicales individuelles seront également disponibles dans les centres de vaccination.

La campagne concernant les élèves des établissements scolaires et les Français résidant dans les villes de province se déroulera au gré de l’acheminement des vaccins.


Information sur les centres de vaccination :

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charte / centre de vaccination
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Les vaccins retenus pour être administrés aux Français de l’étranger sont de deux types :

* Le FOCETRIA - vaccin adjuvé fabriqué par NOVARTIS dans ses établissements italiens

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Notice FOCETRIA
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* Le PANENZA - vaccin non adjuvé fabriqué par SANOFI PASTEUR ADVENTIS dans ses établissements français.

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Notice PANENZA
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QUESTIONS REPONSES CONCERNANT LA VACCINATION

La vaccination est-elle gratuite ?

Les personnes vaccinées le seront gratuitement et n’auront aucune avance de frais à faire.

Comment et où va se faire la vaccination ?

La vaccination contre la grippe A(H1N1) qui débutera le 14 décembre à Tananarive, concernera dans un premier temps les élèves du réseau d’enseignement français à Madagascar sans distinction de nationalité. Les ressortissants français résidant à Madagascar, ainsi que les personnes ayant un lien contractuel avec l’Etat français (personnels des établissements scolaires par exemple) seront également vaccinés s’ils le souhaitent.

En province, la campagne débutera lorsque les doses de vaccins auront été acheminées dans les centres de vaccination. Les dates seront communiquées au cas par cas sur ce site Internet et par les procédés habituels.

Quand seront vaccinés les élèves du réseau d’enseignement français à Madagascar ?

La vaccination des enfants en âge scolaire est fortement recommandée pour deux raisons :
- les enfants sont particulièrement touchés par le virus de la grippe A(H1N1), parfois de manière virulente :
- l’enceinte scolaire est en général un lieu privilégié de transmission des virus.
Leur vaccination constitue donc une mesure-barrière déterminante pour eux et pour leur entourage.
C’est la raison pour laquelle il a été décidé de débuter la campagne par le vaccination des élèves, à Tananarive et en province en fonction des livraisons de vaccin, de sorte que l’ensemble des élèves puissent recevoir une première injection avant les vacances de Noël.

Pour les élèves du réseau d’enseignement français, la vaccination sera organisée dans les établissements scolaires.

Un dossier est remis à chaque élève à compter du 9 décembre 2009. Ce dossier contient notamment une note explicative indiquant la date et l’heure de la vaccination et la fiche individuelle pour enfant mineur à renseigner et à faire signer par les parents. Si votre enfant, scolarisé dans un lycée, a plus de 18 ans, il exercera librement son choix et présentera un formulaire de consentement à la vaccination pour adulte.

Pour ce qui concerne le Lycée Français de Tananarive et les écoles A, B, C, D, la campagne de vaccination s’étend du 14 au 18 décembre 2009.

Seuls les enfants dont les parents le souhaitent seront vaccinés. La vaccination est fondée sur une démarche libre et volontaire des parents mais aussi sur l’examen par les professionnels de santé des conditions requises, et notamment des antécédents médicaux de chaque enfant.

Quand serai-je vacciné ?

Un Numéro d’appel spécial est mis en place par le Consulat général à l’intention de la communauté française : appelez le 23 323 23 à partir d’un poste fixe ou le 020 23 323 23 à partir d’un téléphone portable.
Un Rendez-vous vous sera fixé à compter du 14 décembre 2009. Les agents chargés de répondre au public pourront également vous communiquer tous les renseignements utiles (localisation de votre centre de vaccination, liste des pièces à fournir…)

Comment savoir si je suis prioritaire pour la vaccination ?

Seules les personnes ayant déclaré des pathologies particulières au Centre Médico Social du Consulat général AVANT LE DEBUT DE LA CAMPAGNE sont considérées comme prioritaires pour la vaccination. Ces patients seront contactés directement par les médecins responsables dans la première semaine de la campagne de vaccination.
Pour ces personnes prioritaires, et uniquement pour celles-ci, il est donc inutile de contacter le centre d’appel spécial pour obtenir un Rendez-vous.

Comment vont se faire vacciner les personnes qui ne peuvent pas se déplacer ?

Pour assurer la vaccination dans certaines collectivités de vie comme les prisons, ou pour les personnes malades en cas de nécessité impérieuse, des équipes mobiles de vaccination seront mises en place et interviendront au domicile des personnes ne pouvant pas se déplacer.

Je suis un Français de passage : puis-je me faire vacciner ?

Non, cette campagne de vaccination est uniquement destinée aux 25 000 Français résidents et aux ayants droit mentionnés ci-dessus. Les Français de passage doivent se faire vacciner en France avant leur départ (en fonction de l’ordre des priorités de vaccination définies par le Gouvernement) ou à leur retour en France.

Puis-je laisser mon tour de vaccination à quelqu’un de ma famille ?

Non. La vaccination contre la grippe A(H1N1) est proposée à l’ensemble des Français résidents, chacun a donc la faculté de solliciter un rendez-vous en appelant le 23 323 23 à partir d’un poste fixe ou le 020 23 323 23 à partir d’un téléphone portable.

Comment est organisé le circuit de vaccination ?

Les personnes se présentant au centre de vaccination sont d’abord accueillies et se voient expliquer le circuit à suivre et remettre la fiche médicale individuelle. Elles sont dirigées vers l’espace "remplissage de fiches médicales individuelles" où elles remplissent leur fiche médicale individuelle, contenant les questions nécessaires pour identifier les contre-indications à la vaccination, leur est remise.
Les personnes souhaitant se faire vacciner sont ensuite reçues par un médecin. Au cours de cet entretien, le médecin inscrit sur la fiche médicale individuelle la prescription vaccinale précisant le nom du vaccin et la dose à administrer ou le cas échéant, la contre-indication vaccinale. Il vérifie le consentement de la personne, lui apporte toutes les informations nécessaires et l’oriente ensuite vers le poste de vaccination. La préparation du vaccin et son injection sont assurées par du personnel soignant. Une fois la vaccination opérée, un agent administratif reporte sur la fiche de traçabilité les informations suivantes : nom du vaccin, numéro de lot, identification du centre, date de vaccination.

Dois-je me munir de papiers particuliers au centre de vaccination ?

Vous devez vous présenter au centre de vaccination au centre de vaccination au jour et à l’heure exacts du rendez-vous qui vous a été fixé par le centre d’appel. Vous devez être muni d’un document comportant une photographie et permettant de justifier votre identité.

Si je vis avec le VIH, dois-je aller me faire vacciner ?

La meilleure protection contre la grippe est la vaccination. En vous faisant vacciner, vous vous protégez.

Combien de doses ? 1 ou 2 doses ?

Les données dont nous disposons désormais sont suffisamment robustes pour confirmer la bonne protection conférée par une seule injection. Sur la base des recommandations émises par l’Agence Européenne du Médicament (EMEA), la vaccination sera donc réalisée avec une seule injection, à l’exception des jeunes de moins de 9 ans révolus/inclus et de certaines catégories de malades qui recevront toujours deux injections : elles sont nécessaires pour leur garantir une protection immunitaire maximale.
Le recueil des données sur l’immunité conférée par la vaccination et surtout sa pérennité se poursuivent. Si ces données montrent que la protection faiblit avec le temps, le gouvernement sera en mesure de proposer une vaccination de rappel.

Que se passe-t-il si je dépasse le délai de 3 semaines entre mes deux injections ?

Cette question ne concerne que les enfants de moins de 9 ans révolus et certaines catégories de malades : La deuxième injection doit se faire au plus tôt, 3 semaines après la 1ère afin de garantir une protection optimale. Si je dépasse le délai de 3 semaines, je retarde simplement l’acquisition de l’immunité maximale.

Si je refuse ou ne peux pas faire la 2ème injection, quels sont les risques pour ma santé ?

Si deux injections vous sont recommandées, ne pas les pratiquer réduit sensiblement vos chances d’être protégé contre le virus.

Quelle est la stratégie de vaccination pour les femmes enceintes ?

Il existe deux grandes familles de vaccins contre la grippe A(H1N1) : les vaccins avec adjuvant et les vaccins sans adjuvant. Les vaccins sans adjuvant sont réservés en priorité notamment aux femmes enceintes à partir du second trimestre, aux nourrissons âgés de 6 à 23 mois et aux enfants âgés de 2 à 9 ans inclus.
Les femmes enceintes peuvent se faire vacciner depuis le 20 novembre dans les centres de vaccination. Qu’ils comportent ou non un adjuvant, seuls les vaccins bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM), qui garantit la qualité et la sécurité du produit, sont utilisés.
Les experts du Haut conseil de la santé publique recommandent de proposer de façon préférentielle un vaccin sans adjuvant chez les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de la grossesse. Les AMM des vaccins avec adjuvant précisent qu’ils peuvent être utilisés chez la femme enceinte. La préférence donnée par les experts aux vaccins sans adjuvant est une mesure de précaution car il n’y a pas, à ce jour, d’études ciblées sur les vaccins avec adjuvant chez les femmes enceintes. Cela s’explique par la difficulté de mener des études sur cette population. Le choix fait pour les femmes enceintes est très spécifique et ne remet pas en cause la légitimité des vaccins avec des adjuvants qui ont fait l’objet d’essais cliniques nombreux.

Peut-on encore allaiter après avoir été vaccinée ? Il y a-t-il un risque pour le nourrisson ?

L’allaitement peut-être poursuivi après la vaccination. Il n’y a pas de risque avéré pour le nourrisson.

Dois-je aller consulter mon médecin avant de me faire vacciner pour connaître les contre-indications ?

Les personnes souhaitant se faire vacciner sont reçues par un médecin au sein du centre de vaccination. Au cours de cet entretien, le médecin identifie les contre-indications possibles à la vaccination, vérifie que la personne souhaite se faire vacciner, lui apporte toutes les informations nécessaires sur la vaccination et l’oriente ensuite vers le poste de vaccination. Si vous présentez des problèmes de santé particuliers, vous pouvez, en plus, aller consulter votre médecin traitant avant de vous rendre dans le centre de vaccination.

Existe t-il une contre-indication pour les béta-bloquants ?

Il ne nous est pas possible de répondre à cette question car nous ne connaissons pas votre situation médicale personnelle. Vous devez vous rapprocher de votre médecin traitant ou vous rendre dans votre centre de vaccination. Ces professionnels de santé vous conseilleront sur l’opportunité de vous faire vacciner ou pas en fonction de votre situation personnelle (et notamment via les réponses que vous apporterez au questionnaire médical).

J’ai déjà eu la grippe, mais je ne sais pas laquelle, dois-je me faire vacciner ?

Oui, à l’exception des personnes dont le diagnostic de la grippe A(H1N1) a été confirmé formellement par test naso-pharyngé effectué par un laboratoire.

Après la vaccination, le respect des gestes barrières est-il toujours nécessaire ?

Oui, après la vaccination, le respect des gestes barrières est toujours nécessaire. En effet, si vous êtes protégé par la vaccination, votre entourage ne l’est peut être pas. Par ailleurs, il faut savoir qu’un vaccin commence à être efficace et à vous apporter une immunité contre la maladie entre 10 jours et 2 semaines après la vaccination. Pour toutes ces raisons, mais également parce que le respect des gestes barrières permet de limiter la transmission d’autres maladies, vous devez continuer à les appliquer au quotidien (lavage des mains...).

Le vaccin est-il efficace ?
C’est le fondement même de la procédure d’autorisation de mise sur le marché que de vérifier, en plus de la sécurité du vaccin, son efficacité contre l’agent pathogène contre lequel il protège. En conséquence, les vaccins dotés d’une AMM, qui seront les seuls utilisés dans le cadre de la campagne de vaccination, ont démontré leur efficacité pour protéger contre le virus de la grippe A(H1N1). Cependant, comme c’est le cas pour tous les vaccins, les vaccins contre la grippe A(H1N1) ne protègent pas à 100%.
Le vaccin reste efficace plusieurs mois. Se faire vacciner aujourd’hui permet donc largement d’être protégé pendant la période à risque de pic pandémique.

La mutation du virus annoncée par la Norvège remet-elle en cause l’efficacité du vaccin ?

Suite à l’alerte lancée par les autorités sanitaires norvégiennes sur l’observation, chez trois malades ayant une forme grave de la grippe liée au virus A(H1N1) 2009, d’une mutation du virus, les autorités sanitaires précisent que les vaccins, tout comme les médicaments antiviraux, restent efficaces. En revanche, chez les personnes malades, cette mutation pourrait accentuer le risque de complications pulmonaires.

Quelle est la composition des vaccins ?

Voir les notices ci-dessus pour le vaccin FOCETRIA et PANENZA.

Puis-je choisir mon vaccin ?

Seuls les vaccins dotés d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) sont utilisés pour vacciner la population. Aussi, chacun doit considérer que tous les vaccins offrent le même niveau d’efficacité et de sécurité. De ce fait, il n’est pas prévu d’offrir le choix du vaccin aux personnes qui viendront se faire vacciner.
Le vaccin sans adjuvant est réservé aux femmes enceintes aux 2ème et 3ème trimestre, aux nourrissons de 6 mois à 23 mois, aux enfants âgés de 2 à 9 ans inclus et à certaines pathologies concernant des disfonctionnements immunitaires innés ou acquis.

Une personne qui s’est fait prescrire un vaccin sans adjuvant par son médecin traitant pourra-t-elle se faire vacciner avec un vaccin sans adjuvant dans les centres ?

Le vaccin sans adjuvant est réservé aux femmes enceintes aux 2ème et 3ème trimestre, aux nourrissons de 6 mois à 23 mois, aux enfants âgés de 2 à 9 ans inclus et à certaines pathologies concernant des disfonctionnements immunitaires innés ou acquis. Donc, dans ces cas très particuliers, la décision vaccinale d’utiliser un vaccin sans adjuvant sera prise après contact avec l’équipe médicale qui suit habituellement le patient. Cependant, il ne suffit pas que le médecin traitant décide de l’administration d’un vaccin sans adjuvant. Cette prescription doit se faire dans le respect des recommandations du Haut Conseil de Santé Publique et doit être justifiée.

Que sont les adjuvants et à quoi servent-ils ?

Certains vaccins contre la grippe A(H1N1) contiennent des adjuvants. Ces adjuvants servent :
- à élargir le spectre d’efficacité des vaccins, ce qui permet aux vaccins d’agir même contre un virus qui se serait légèrement modifié. les nouveaux virus évoluent souvent spontanément, et c’est particulièrement le cas pour les virus de la grippe. L’élargissement du spectre d’action permet donc d’augmenter la garantie d’efficacité des vaccins ;
- à limiter la quantité d’antigène nécessaire pour obtenir la réaction immunitaire permettant de protéger la personne vaccinée. Les vaccins adjuvés contiennent donc moins de « principe actif » et permettent d’augmenter le nombre de vaccins produits dans une période donnée.
C’est pourquoi les vaccins acquis dans le cadre de la pandémie A(H1N1) comportent dans leur grande majorité des adjuvants.
Les adjuvants utilisés dans les vaccins de GSK, de Novartis et dans un vaccin de Sanofi sont à base de squalène (huile de foie de requin). Le squalène est une substance que l’on trouve à l’état naturel dans les plantes, chez l’animal et chez l’homme. Dans l’organisme humain, il est synthétisé dans le foie et véhiculé par la circulation sanguine. On le trouve également dans différents aliments, médicaments en vente libre et compléments alimentaires. Il est commercialement extrait de l’huile de poisson, en particulier de l’huile de foie de requin. Il est ensuite purifié et utilisé dans certains produits pharmaceutiques et vaccins.
Le risque associé à la présence d’adjuvants à base de squalène dans les vaccins grippaux A(H1N1) est actuellement théorique. En effet, les données chez l’animal n’ont permis de retrouver aucun effet toxique.
L’un de ces adjuvants (MF59) est d’ailleurs présent dans des vaccins déjà administrés à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires, notamment l’un des vaccins utilisés contre la grippe saisonnière en Europe (environ 47 millions de doses administrées depuis 1997). La large utilisation de ce vaccin n’a pas conduit au signalement d’effets indésirables post-vaccinaux importants et témoigne de sa bonne tolérance.

Les vaccins contre la grippe A(H1N1) pandémique protègent-ils contre la grippe saisonnière ?
Non, les vaccins contre la grippe A(H1N1) pandémique ne protègent pas contre la grippe saisonnière car ils ne sont pas fabriqués à partir des mêmes virus. Inversement, les vaccins contre la grippe saisonnière ne protègent pas contre le nouveau virus de la grippe A(H1N1).

Quels peuvent être les effets indésirables ?

En se fondant sur les résultats de surveillance des effets secondaires des vaccins contre la grippe saisonnière produits selon des procédés analogues et déjà commercialisés depuis plusieurs années et sur ceux des essais cliniques, les effets secondaires attendus sont similaires à ceux que l’on observe après la vaccination contre la grippe saisonnière. Les vaccins contre la grippe saisonnière sont bien tolérés. S’ils surviennent, les évènements indésirables sont le plus souvent mineurs, prenant surtout la forme de réactions locales (douleur, rougeur, gonflement) au point d’injection ou de fièvre modérée, et ne durent pas plus de 48 heures.
L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) ainsi que l’agence européenne du médicament communiquent de manière hebdomadaire sur les effets indésirables qui pourraient être identifiés en France et dans le monde dans le cadre de cette vaccination (bulletin hebdomadaire de l’Afssaps en ligne sur http://www.afssaps.fr).

Est-il prévu un suivi médical pour les personnes vaccinées ?

Il n’est pas prévu de mettre en place un suivi médical des personnes vaccinées car cela ne se justifie pas.
En revanche, un dispositif de surveillance des effets indésirables sera mis en place au démarrage de la campagne de vaccination et permettra de réaliser une évaluation en continu de la tolérance de ces vaccins. Il a pour objectif de détecter les effets indésirables médicamenteux (EIM) des vaccins grippaux A(H1N1) sur le territoire français. Cette évaluation continue de la tolérance des vaccins A(H1N1) permettra de prendre rapidement toute mesure supplémentaire de minimisation du risque qui pourrait s’imposer, et de modifier, si nécessaire, la stratégie de vaccination.
En cas de signal d’alerte susceptible de conduire à une réévaluation du rapport bénéfice-risques des vaccins A(H1N1), les autorités compétentes des Etats membres de la communauté européenne s’informeront mutuellement afin de prendre des dispositions concertées.
Si un effet indésirable survenait après la vaccination, il est recommandé de se rapprocher de son médecin, ou de son pharmacien pour avis. Le cas échéant, ils se chargeront d’établir une déclaration auprès du centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont ils dépendent géographiquement. Par ailleurs, il est prévu que les patients puissent déclarer eux-mêmes des effets secondaires qu’ils suspectent d’être liés à la vaccination A(H1N1). La fiche de déclaration « patients » sera téléchargeable sur le site de l’AFSSAPS (http://www.afssaps.fr/). Une fois dûment remplie, elle devra être adressée au CRPV couvrant le département de résidence du patient déclarant.

Qu’en est-il du syndrome de Guillain-Barré ?

Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une atteinte des nerfs qui se traduit par une paralysie rapide, débutant au niveau des membres inférieurs puis remontant vers le haut du corps. C’est une maladie potentiellement grave : dans 85% des cas, la récupération est complète, 10% des patients gardent des séquelles motrices et 5% décèdent.
C’est une maladie rare. En France, son incidence (nombre de nouveaux cas par an) est de 2,8 cas pour 100.000 (calculée sur la base des données du programme de médicalisation des systèmes d’information-PMSI). On estime à 1.700 le nombre de patients hospitalisés par an. Deux tiers des cas de SGB surviennent après une infection bactérienne ou virale. A ce titre, la grippe est considérée comme un facteur de risque possible du SGB.
Les études épidémiologiques faites sur le sujet ont montré que le nombre d’hospitalisations pour SGB augmente parallèlement à celui du nombre de cas de grippe. Une étude menée en France par des équipes de l’hôpital de Garches a montré l’incidence de 4 à 7 cas pour 100 000 sujets grippés.
L’association entre la vaccination contre la grippe et la survenue d’un SGB a été évoquée pour la première fois en 1976 aux Etats-Unis. Il s’agissait d’un vaccin à virus entier et sans adjuvant. Depuis, plusieurs études portant sur la vaccination contre la grippe saisonnière ont été conduites. L’une d’entre elles a mis en évidence un risque très faible d’environ 1 cas pour 1 million de personnes vaccinées. Les autres études n’ont pas montré d’association.
L’ensemble des données disponibles indiquent que le risque de développer un SGB dû à la grippe est très supérieur au risque de survenue d’un tel syndrome du fait de la vaccination. Sur ce sujet, le rapport bénéfice/risque est donc totalement en faveur de la vaccination.
Deux éléments doivent être soulignés :
- on dénombre environ 1.700 cas de SGB par an, soit un peu plus de 4 cas par jours. Il est donc certain que des SGB apparaîtront au cours de la campagne vaccinale, y compris chez des personnes s’étant faite vacciner, sans forcément qu’il n’y ait de lien ;
- l’épidémie de grippe annoncée va faire augmenter ce nombre car les infections virales et bactériennes sont à l’origine de 2/3 des SGB.
En conséquence, les autorités sanitaires s’attendant à une épidémie de grippe plus importante que les autres années, s’attendent également à une augmentation du nombre de SGB pendant l’hiver 2009-10.

Comment préserver la confidentialité des éléments médicaux à fournir en vue de la vaccination, si celle-ci se déroule dans un collège ou un lycée ?

Tous les documents à fournir à l’équipe de vaccination seront remis par l’intermédiaire de l’élève sous pli fermé. Seuls les personnels de l’équipe de vaccination pourront ouvrir cette enveloppe. De même, les carnets de santé seront rendus aux élèves et aux familles dans une enveloppe fermée et à leur nom. Ce dispositif est déjà couramment pratiqué dans les écoles pour la vaccination des enfants ou les visites médicales et permet ainsi de garantir le respect de la confidentialité médicale.

Si un collégien ou un lycéen refuse au dernier moment de se faire vacciner, que se passe-t-il ?

La vaccination ne sera pas réalisée et cette décision sera mentionnée sur le carnet de santé de l’intéressé.

Le jour de la vaccination dans un collège ou un lycée, que se passe-t-il pour l’élève s’il manque l’une des conditions requises pour sa vaccination ?

Il faut que toutes les conditions soient réunies pour que la vaccination soit réalisée : bon état de santé au vu du questionnaire médical et délivrance des documents nécessaires. Si par exemple l’un des documents demandés n’est pas fourni, l’élève ne sera pas vacciné.

Un enfant malade le jour de la vaccination sera-t-il vacciné ?

C’est le médecin de l’équipe qui constatera si l’état général de l’enfant, le jour de la vaccination, est compatible avec celle-ci. Si ce n’est pas le cas, la vaccination ne sera pas réalisée et pourra être reportée, le cas échéant.

Dernière modification : 30/10/2012

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