Journée mondiale pour l’abolition de la peine de mort

Organisée le 10 octobre chaque année depuis 2003, la Journée Mondiale contre la peine de mort rappelle à tous les citoyens l’importance du combat mené par la France et par de nombreux pays pour l’abolition universelle de la peine de mort. Cette année, l’Ambassade de France à Madagascar a soutenu l’organisation du Forum national pour l’abolition de la peine de mort ce vendredi à Tananarive.

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Si la dernière exécution remonte à 1958 à Madagascar, la peine de mort est toujours présente dans la loi malgache. Elle est cependant aujourd’hui un sujet au cœur de l’actualité nationale, le Président de l’Assemblée nationale ayant déposé une proposition de loi en faveur de l’abolition.

Au niveau international, bien que signataire du traité de l’ONU prônant l’abolition totale de la peine de mort, Madagascar n’a pas encore procédé à sa ratification.

Aux côtés d’autres partenaires, notamment le PNUD et l’Union Européenne, l’Ambassade de France a apporté sa contribution financière et humaine à la journée d’échanges autour de ce sujet qui se déroule actuellement à Tananarive. Plusieurs personnalités sont intervenues ce matin pour rappeler les enjeux liés à l’abolition de la peine de mort à Madagascar ainsi que sa nécessité : Madame la Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Mme Noëline Ramanantenasoa ainsi que M. Antonio Sánchez-Benedito Gaspar, Ambassadeur de l’Union Européenne, M. Jérôme Bresson, Premier Conseiller, M. Omer KALAMEU, Conseiller en Droits de l’Homme au nom du Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme et enfin Mme Maria Raharinarivonirina, membre du BI international de la FIACAT, représentant la Coalition Mondiale contre la peine de mort

Après une matinée consacrée à la présentation des cadres normatifs national et international de l’abolition de la peine de mort, une table-ronde donnera la parole à un panel varié d’intervenants (religieux, universitaires, professionnels) afin de discuter des différentes perceptions de la peine de mort.

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La France s’engage dans la lutte contre la peine de mort

La peine de mort n’est pas la justice, c’est l’échec de la justice. La peine de mort n’est pas un instrument utile à la lutte contre la criminalité. La perte de vie humaine qu’elle entraine est irréparable et aucun système juridique n’est à l’abri d’une erreur judiciaire. Le recours à la peine de mort n’est pas un simple instrument de politique pénale, c’est une violation des droits de l’Homme.

Comme il existe, dans chaque pays, des hommes engagés dont le nom est associé à une cause, il existe des États engagés pour des combats universels au sein de la communauté des nations. Chacun sait ce que l’abolition de la peine de mort doit à la détermination de Victor Hugo, Albert Camus ou Robert Badinter. Aujourd’hui, la France occupe une place privilégiée et reconnue au sein des principaux États engagés dans la lutte contre la peine de mort.

Pour en savoir plus sur l’engagement de la France :

* Consultez le dossier de presse
* La rubrique sur la peine de mort sur France Diplomatie
* Toutes les interviews et reportages sur l’abolition universelle de la peine de mort
* Carte interactive : la peine de mort dans le monde

Dernière modification : 10/10/2014

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