Portrait : Nicolas, lauréat de la bourse Make Our Planet Great Again

De ses premiers pas dans la mer dès l’âge de 2 ans à la bourse Make Our Planet Great Again (MOPG), Nicolas Andrialovanirina est un jeune étudiant malgache prometteur animé de sa passion : les océans. Aujourd’hui, il fait partie des 50 lauréats à travers le monde de cette bourse et sera le seul représentant de Madagascar.

Make Our Planet Great Again est une initiative du Président de la République, Emmanuel Macron, lancée le 1er juin 2017 suite à la décision des Etats-Unis de sortir de l’Accord de Paris sur le climat. C’est un appel aux chercheurs et aux enseignants, aux entrepreneurs, aux associations et aux ONG, aux étudiants et à toute la société civile à se mobiliser et à rejoindre la France pour mener la lutte contre le réchauffement climatique.

Nicolas a 24 ans et est originaire d’Ambatondrazaka, dans la province de Tamatave. Passionné par la mer il se destine à des études sur la science marine, plus précisément sur l’halieutique, l’exploitation des ressources marines au sein de l’Institut Halieutique et des Sciences Marines à Tuléar.
Aujourd’hui, il s’apprête à rendre son mémoire de Master 2 sur la mesure automatique des poissons par imagerie avant son départ pour Rennes le 5 septembre afin de poursuivre sa formation professionnelle à AgroCampus Rennes, une école d’ingénieur.

Durant son séjour en France de 2 ans, Nicolas souhaite en apprendre plus sur les intempéries dans les zones tempérées et surtout renforcer ses capacités en informatiques grâce aux nombreux outils disponibles là-bas.

« Je suis étonné d’être le seul malgache lauréat alors qu’il y a tellement de personnes intelligentes ici ».

A la fin de ses deux années en France, Nicolas souhaite revenir à Madagascar et mettre à disposition ses connaissances et compétences acquises au service de son pays, soit par le biais de la recherche, soit par le biais de l’administration sur les questions de pêche. Pour Nicolas, il faut une nouvelle génération qui participe au développement du pays et qui « vienne en aide à son pays ». Il pense pouvoir y contribuer à sa manière notamment grâce à ses compétences.

Fan de plongée et de la nature en général, Nicolas observe petit à petit les effets du réchauffement climatique à Madagascar. Par le biais de son association YSO-Madagascar (association de jeunes chercheurs), Nicolas a également monté un projet d’éducation environnementale à destination des jeunes malgaches en plus des nombreux projets qu’ils portent.

Entre excitation et appréhension à l’idée de son départ, Nicolas sait que ses études en France lui apporteront énormément. Grâce au soutien de sa famille et de ses amis il peut envisager son départ le 5 septembre avec plus de facilité.

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Dernière modification : 17/08/2018

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