Remise de diplômes du CEFEB à la Résidence de l’AFD le 26 juillet 2013

Le Centre d’Etudes Financières, Economiques et Bancaires a vocation à transmettre des savoirs applicables à différents métiers du développement à long terme et situés à la frontière de la recherche-action et des pratiques et techniques opérationnelles éprouvées de l’ AFD sur le terrain.

Il propose en particulier le Master professionnel « Maîtrise d’ouvrage publique et privée », organisé conjointement avec l’Ecole d’économie de l’Université d’Auvergne ( UDA ), école de référence en matière d’économie du développement. Il propose une formation destinée à des cadres à haut potentiel, praticiens du développement des pays du Sud, fondée sur des connaissances et compétences pluridisciplinaires associant économie, finance et management.

Discours prononcé par l’Ambassadeur de France à Madagascar, à l’occasion de la remise de diplômes du CEFEB à la Résidence de l’Agence Française de Développement le 26 juillet 2013.

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

C’est une occasion heureuse qui nous réunit ici aujourd’hui, puisque nous allons non seulement procéder à la remise de plusieurs diplômes et attestations de fin d’études du master « Maîtrise d’ouvrage publique et privée », délivrés par le CEFEB et l’Université d’Auvergne, mais également encourager les candidats qui ont été admis à participer au master 2013-2014.

Je me réjouis d’autant plus de pouvoir être parmi vous que le CEFEB, né en 1963, fête cette année son 50éme anniversaire. Le CEFEB est un acteur désormais ancien, éprouvé, de la coopération française, qui a su, tout en conservant ses orientations de départ, j’y reviendrai dans un instant, se moderniser, se renouveler et maintenir la confiance de ses partenaires. L’investissement dans les formations à distance (e-learning), l’élargissement professionnel et géographique des stagiaires, l’association depuis 2006 du réputé CERDI de l’Université d’Auvergne au master « Maîtrise d’ouvrage », le partenariat avec des centres de formation africains (CESAG à Dakar, l’EIER à Ouagadougou), témoignent de ce dynamisme du CEFEB au cours de ces dernières années.

Les anniversaires sont des moments propices au bilan : ce sont ainsi 18 000 stagiaires de plus de 60 pays qui ont suivi des formations du CEFEB durant ce demi-siècle, dont plus de 5 000 au titre du master « Maîtrise d’ouvrage », sous les différentes appellations qu’il a portées. Parmi ces diplômés, figurent près de 400 stagiaires malgaches, soit environ 7% du total.

Ces chiffres conséquents sont le résultat de la densité des relations de coopération franco-malgache, tout au long de ces années, mais aussi du mérite des candidats malgaches et de leur taux de réussite, aux épreuves de sélection d’abord, et d’examen ensuite.

Les cadres malgaches ont ainsi toujours constitué des apports importants en nombre et en qualité aux promotions du CEFEB. Et il est tout à fait satisfaisant de remarquer que cela ne se démentit pas, avec 4 lauréats pour le master 2012-2013 et 3 sélectionnés pour le master 2013-14 (pour ces deux années, l’effectif maximum par un seul pays est de 4).

Les formations du CEFEB se distinguent de la plupart des formations offertes sur le marché. Tout en adhérant pleinement aux exigences académiques, l’Université d’Auvergne en est un garant reconnu et réputé. Elle s’adresse à des cadres en cours de carrière professionnelle, pour leur permettre de consolider leurs savoirs et de construire de nouvelles compétences en s’appuyant sur leurs acquis professionnels, et sur ceux de leurs promotionnaires.

Les candidats sont d’ailleurs présentés avec l’accord de leurs structures ou entreprises, qui participent à la prise en charge des stagiaires. Je saisis cette occasion pour saluer ces responsables publics et privés, qui acceptent de miser sur le développement des compétences de leurs cadres, et qui ont, pour cela, fait confiance au CEFEB.

En parcourant la liste des structures professionnelles dans lesquelles les anciens du CEFEB exercent, j’ai constaté combien on retrouvait là tous les acteurs clés du développement à Madagascar :

• les grandes administrations qui pilotent l’action publique –la direction générale du Trésor ou du budget, la Direction générale de l’agriculture ou de l’aménagement du territoire- mais aussi les administrations territoriales et décentralisées ;

• les grandes entreprises publiques, relais des politiques publiques et fournisseurs de services à la population : JIRAMA, AIRMAD et bien d’autres encore ;

• les institutions financières publiques et privées, et en particulier les grandes banques de la place ;

• enfin, de nombreuses entreprises ou structures privées, avec une place particulière pour ce que l’on pourrait appeler des entreprises responsables à différents titres, dans le domaine de la finance et micro-finance, du tourisme ou du conseil.

On voit bien, à travers cette énumération, le défi du renforcement des capacités de pilotage des politiques publiques, de conduite de projet, de développement d’entreprises, de mise en œuvre d’outils financiers ; de renforcement des capacités publiques et privées qui sont au cœur de l’efficacité du dispositif de développement, et qui ne demanderaient qu’à relayer l’impulsion donnée par une gouvernance de qualité. Ce défi est bien résumé par le terme de renforcement de la maîtrise d’ouvrage du développement, soit précisément la tâche à laquelle le CEFEB essaye de contribuer.

Pour finir, je voudrais également me réjouir d’apprendre l’existence d’une association des anciens Cefebistes, qui permet, je n’en doute pas, de faire vivre un esprit collectif, en association avec l’AFD, auprès de l’ensemble des anciens promotionnaires de l’institution.

Mesdames, Messieurs, avant de donner la parole à la Présidente de cette association. Permettez-moi de féliciter à titre personnel, avec un peu d’avance, les futurs récompensés et former tous mes meilleurs vœux pour ceux qui vont bientôt rejoindre Marseille dans le cadre de la prochaine promotion.

Dernière modification : 29/07/2013

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