Santé régionale

Activités du service :

  • Santé et développement sanitaire et social : suivi des politiques sectorielles de santé publiques.
  • Recherche scientifique médicale - relations avec l’Institut Pasteur de Madagascar
  • Formation universitaire médicale
  • Relations avec des partenaires techniques et financiers intervenant dans le domaine de la santé : les organismes des Nations Unies (OMS, FNUAP, ONUSIDA, UNICEF), l’Union Européenne, les banques de développement (BM, BAD) et les autres partenaires bilatéraux.
  • Suivi de la coopération régionale (La Réunion et Mayotte notamment) et de la coopération décentralisée en matière de développement sanitaire et social.
  • Suivi et conseil aux ONG intervenant dans le domaine de la santé.

1/ Orientation générale et stratégie de la coopération française en santé

L’aide française au développement dans le domaine de la santé s’articule autour de 3 grands axes :

  • La coopération bilatérale, l’Agence Française de Développement (AFD) en est l’opérateur pivot ;
  • La coopération multilatérale, constitue depuis quelques années l’axe majeur de l’intervention française dans le domaine de la santé, (près de 70% de ses moyens), notamment à travers le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (dont la France est un des principaux contributeurs – 360 millions d’euros par an), le dispositif Gavi sur les renforcements des vaccinations et UNITAID pour la réduction du prix des médicaments. La coopération multilatérale contribue aussi au financement des organismes des Nations Unies, au Fonds Européen de développement et aux banques de développement ;
  • La coopération décentralisée et les coopérations régionales notamment avec la Réunion (à travers le Fonds de Coopération Régional - FCR) et certaines régions de métropoles s’inscrivent le plus souvent dans le cadre de dispositifs de coopérations intégrés comprenant un volet santé souvent associé à une coopération inter hospitalière.

Les stratégies d’interventions du dispositif d’aide au développement en santé à Madagascar s’inscrivent :

  • dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dont quatre objectifs sont directement centrés sur la santé (réduire la mortalité maternelle et infantile, enrayer la propagation des grandes maladies, intensifier la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, assurer un meilleur accès aux médicaments essentiels) ;
  • dans le cadre de la politique nationale de santé définie à travers différents documents stratégiques élaborés par le Ministère de la Santé de Madagascar ;
  • dans un document cadre de partenariat, signé en 2006, qui a retenu le thème de la santé comme secteur prioritaire de coopération et porte sur les 3 axes suivants : le renforcement des politiques publiques de santé, l’accès de la population à des soins de qualité, la lutte contre le VIH/SIDA et les maladies transmissibles.

2/ Projets et dispositifs d’interventions en cours

a- Volet santé

Le Programme d’Appui Conjoint au Secteur Santé – PACSS financé par l’Agence Française de Développement (AFD) est structuré autour de 4 composantes :

  • Renforcement de l’offre de santé
  • Interventions innovatrices en faveur de la demande
  • Développement et gestion des ressources humaines
  • Renforcement institutionnel et suivi évaluation

La Coopération décentralisée
Les actions santé de la coopération décentralisée s’inscrivent dans le cadre d’un dispositif intégré de coopération régionale, dont le volet santé ne constitue qu’une partie d’un projet plus global. 16 collectivités territoriales interviennent dans le secteur santé, pour un montant des concours s’élevant à plus de 680 000 € en 2013. Les activités se concentrent sur les infrastructures, les dotations en équipements et la formation.

b- Volet enseignement supérieur et recherche :

Un expert technique international est détaché à la Faculté de médecine. Il assure l’appui en matière d’Enseignement Supérieur Recherche en Santé qui s’inscrit dans la continuité des actions engagées depuis 1996 par la Coopération française dans le domaine de la formation hospitalo-universitaire médicale à Madagascar avec l’aide de l’université de Bordeaux pour faire face à la pénurie de spécialistes et à la relève du corps hospitalo-universitaire et professoral. Depuis septembre 2013, cette mission d’appui est poursuivie dans la continuité des actions engagées précédemment dans le contexte nouveau de la mise place du LMD santé, de la création de quatre départements de Médecine en province.

Stratégie et objectifs principaux :

  • Apporter une aide à la rédaction d’un plan quinquennal d’orientation stratégique des facultés et départements de Médecine de Madagascar ;
  • Apporter un appui au développement de plusieurs partenariats hospitalo-universitaires avec des universités et CHU du territoire national en plus de la collaboration historique qui persiste avec l’université de Bordeaux ;
  • Appuyer les projets de la coopération décentralisée, les ONG, les associations impliquées dans le secteur de la santé ;
  • Apporter un appui à la rédaction de projets en réponse à des appels d’offres internationaux ;
  • Apporter un appui au développement des projets pédagogiques dans le cadre du LMD et aux ressources documentaires ;
  • Poursuivre l’appui au cursus de spécialisation (internat, clinicat et agrégation) ;
  • Apporter un appui à la structuration de la recherche clinique et à sa valorisation.

Mise à disposition à l’Institut Pasteur de Madagascar de 6 assistants techniques chercheurs dont le directeur de l’institut. Une subvention annuelle appuie les actions de formation de l’Institut et une bourse de doctorant.

Les assistants techniques assurent des responsabilités de chefferie de service dans les unités suivantes :

  • Unité d’entomologie médicale
  • Unité de virologie
  • Laboratoire de bactériologie expérimentale
  • Unité d’épidémiologie
  • Laboratoire d’hygiène Alimentaire et environnemental.

La France est un contributeur premier des organisations et partenaires multilatéraux qui mobilisent l’essentiel des ressources :

Le Fonds mondial

Madagascar pourra bénéficier de 112,4 millions de dollars US pour la période 2014-2017, pour lutter contre le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose et renforcer ses systèmes de santé. La France, en tant que deuxième contributeur au Fonds mondial, contribue à hauteur de plus de 12% à cet appui, soit près de 13,5 millions de dollars.
De nombreux programmes sont en cours de réalisation dans le cadre du Fonds Mondial :

  • Lutte contre le paludisme, (permettre un accès universel aux moyens de prévention, de diagnostics, et de traitement) avec 9 subventions d’un montant total de 230 M$ soit 78% du fonds ;
  • Lutte contre le sida, (maintenir la prévalence en dessous de 1% en population générale et assurer une meilleure prise en charge des personnes vivant avec le VIH) avec 3 subventions d’un montant de 42,2 M$, soit 17% du fonds ;
  • Lutte contre la tuberculose, (réduire la morbidité et la mortalité dues à cette infection, en consolidant les taux de détection et en augmentant le succès des traitements) avec 3 subventions d’un montant de 21,8 M$ soit 7% du fonds.

Initiative 5%

Chaque année depuis 2012, 5% de la dotation de la France au Fonds mondial, soit 18 M€ est attribué à France Expertise international pour mettre au service des pays une expertise de soutien et d’accompagnement pour l’optimisation des actions financées par le Fonds mondial.

UNITAID

144 M€ aide à la réduction des prix des médicaments.

UNION EUROPENNE

Programme d’Appui aux Services Sociaux de Base (PASSOBA) : Maintien de l’accessibilité géographique et financière et renforcement de la qualité de services de santé de base dans 5 Régions - 22 M€ pour le secteur de la santé. La France est le second contributeur en matière d’aide publique au développement européen avec 19,55% depuis 2011.

Dernière modification : 12/09/2016

Haut de page